Soigner son rapport à la nourriture en psychothérapie & psychanalyse. Paris 18
Manger est un acte vital, mais aussi profondément symbolique. Au-delà de la faim, le rapport de l'être à la nourriture engage quelque chose de son histoire personnelle. Quand l’alimentation devient source de souffrance — à travers des compulsions, des restrictions, des excès ou une culpabilité tenace — la psychothérapie et la psychanalyse peut offrir un espace afin de dénouer ce qui entre en jeu dans les troubles alimentaires.
Pulsion orale : Dès les premiers instants de la vie, la bouche est une zone clé : elle permet de se nourrir, bien sûr, mais elle est aussi un lieu de plaisir, de lien, de consolation. C’est par la bouche que le nourrisson découvre le monde, exprime ses besoins et tisse un lien d’attachement avec son premier objet d'amour, la mère, ou ses figures proches. Cette première zone érogène est au cœur du développement psychique, et peut devenir, plus tard, le théâtre de conflits internes non résolus.
Manger peut ainsi devenir une réponse à un manque affectif, un moyen de se rassurer, de remplir un vide, ou au contraire, de se punir. En explorant ces dynamiques inconscientes, la psychanalyse permet peu à peu de distinguer la faim des affects sous-jacents et ainsi de faire évoluer son rapport à la nourriture.
La psychothérapie et la psychanalyse peuvent ouvrir un chemin vers la construction d'une relation libérée d'une souffrance et à ce qui se joue dans cet espace si symbolique : la bouche.